De nombreux appareils photos possèdent un petit flash intégré. Mais ces flash ne sont pas très puissants, et l'éclairage qu'ils fournissent est assez moche : comme ils sont sur l'appareil photo, ils ne donnent aucune ombre et cela écrase tout le relief, la profondeur ; il vaut mieux avoir un éclairage de côté pour rendre correctement les volumes. ( Regardez les photos de Suzy en bas de ce document ) |
|
Si en plus on veut figer un mouvement grace à la rapidité de l'éclair (1/1000 de seconde ou moins), on peut penser utiliser un flash externe fixé sur un pied, mais il faut que ce soit l'appareil photo qui le commande. Sur la photo ci-contre, le flash était placé à droite, légèrement à contre-jour, sans éclairer le fond noir, pour que l'eau qui coule sur la main ressorte bien. |
|
On peut trouver d'occasion des flash externes pour pas trop cher.
D'abord attention : certains flash datant de quelques dizaines d'années marchent très bien mais risquent de griller mortellement votre appareil photo !
Ces anciens flash ne présentent que 2 contacts électriques, l'un est relié au dispositif de fixation sur l'appareil, et l'autre est un plot central en-dessous de cette fixation. L'éclair du flash est déclenché lorsqu'on court-circuite ces deux contacts. Sur les anciens appareils photos mécaniques d'autrefois, c'est un petit interrupteur à l'intérieur de l'appareil photo, commandé par l'obturateur, qui réalise ce court-circuit pour déclencher l'éclair au bon moment (lorsque cet obturateur est complètement ouvert). Le problème est que sur certains flash la tension électrique entre ces deux contacts peut atteindre quelques centaines de volts ! Ce n'était pas gênant avec les anciens appareils mécaniques d'autrefois, mais avec ceux plus récents bourrés d'électronique il y a risque de tout griller ! J'explique plus loin comment on peut quand même les utiliser, mais pas directement sur l'appareil. |
|
1) Les flash entièrement manuels : Ils n'ont aucun automatisme, on ne peut pas régler leur puissance, et ils ne faut pas les mettre directement sur l'appareil photo car ils envoient quelques centaines de volts à l'appareil ! Pas facile à utiliser, mais si on n'a rien d'autre, c'est mieux que rien. |
|
2) Les flash TTL : Il y a de multiples contacts électriques entre l'appareil et le flash : c'est l'appareil photo qui gère en particulier la durée de l'éclair pour que la lumière soit bien dosée. Il ne présentent pas de danger pour l'appareil photo, mais un tel flash pour appareil Nikon ne marchera pas avec un appareil Canon. Ces flash marchent bien lorsqu'ils sont directement branchés sur l'appareil, ils sont plus puissants que les petits flash intégrés. Mais si on veut éloigner le flash de l'appareil, on a un problème de connexion électrique, il faut un cable avec 6 brins et des prises complexes. |
|
3) Les flash automatiques (non TTL) : Ils ont une petite cellule photo-électrique qui mesure la lumière réfléchie par le sujet photographié et qui règle alors la durée de l'éclair pour que la lumière soit bien dosée. Sur la notice (ou souvent même directement sur le flash) il est indiqué le diaphragme que l'on doit régler sur l'appareil photo (il dépend aussi de la sensibilité de la pellicule utilisée). Ce mode automatique du flash fonctionne correctement dans une certaine plage de distance (le sujet ne doit être ni trop près, ni trop loin du flash), ceci est aussi noté sur le flash et sur sa notice. On trouve facilement de tels flash d'occasion, mais certains de ces flash présentent une tension électrique très importante sur leur contacts. Il n'est pas prudent de les brancher directement sur un appareil sans avoir controlé cette tension. |
|
Avec certains appareils photo, une solution simple est d'utiliser un déclencheur photo-électronique commandant un flash automatique non TTL. C'est un petit bidule sur lequel on fixe le flash, et on peut fixer l'ensemble sur un pied. Ce déclencheur est muni d'une cellule photo-électrique et d'un relais électronique : s'il reçoit un éclair, il déclenche le flash qui lui est fixé (et cela fonctionne sans pile). Un tel déclencheur vaut une dizaine d'euros. On utilise alors quand même le flash intégré de l'appareil : son éclair est reçu par le déclencheur photo-électronique qui va très rapidement actionner le deuxième flash externe qui est sur le pied, de côté. |
|
Ce système fonctionne bien avec des appareils argentiques un peu anciens, mais pas toujours avec des appareils plus récents qui envoient très rapidement 2 éclairs sur leur flash interne : un premier éclair sert à régler le flash, la photo n'est prise qu'au 2°.
Le premier éclair déclenche alors le flash externe trop tôt, avant que la photo ne soit prise ! Par exemple cela ne marche pas avec mon numérique EOS 550D : la seule solution est de relier l'appareil et le flash avec un cable électrique.
Pas de problème avec un vieux Canon EOS 500 ou EOS 300. Ces boitiers datent du début du siècle, mais sont très fiables.
Le sujet photographié reçoit alors 2 éclairs de flash, l'un venant du flash intégré, l'autre du flash externe. Cela peut convenir, il faut faire des essais !
Ça marche bien en intérieur car l'éclair du flash intégré se réfléchit sur les mur et le plafond et ainsi il atteint le déclencheur photo-électronique qui commande le second flash. En extérieur, il peut être utile de diffuser la lumière du flash intégré à l'aide d'un papier calque pour qu'elle atteigne le déclencheur.
Si la lumière venant du flash intégré est trop forte, il y a deux remèdes possibles :
soit bricoler un petit réflecteur en alu qui va diriger la lumière vers le haut. |
|
soit mettre un diffuseur avec 1 ou 2 feuilles de papier calque pour atténuer la lumière du flash intégré. Il faut faire des essais en vérifiant que le flash externe est bien activé. |
|
Il faut utiliser le mode manuel de l'appareil photo, où on choisit la vitesse et le diaphragme.
La vitesse (plutôt durée d'ouverture de l'obturateur) ne doit pas être trop rapide pour que l'éclair du flash se produise lorsque l'obturateur est complèment ouvert. Sur la notice de l'appareil photo, il est toujours indiqué la vitesse maximale que l'on peut utiliser, par exemple sur les Canon EOS argentiques elle est de 1/90. On peut mettre une vitesse plus lente, mais pas une plus rapide.
Pour le diaphragme, cela dépend de la puissance du flash, de la sensibilité de la pellicule, de la distance à laquelle est le sujet, c'est habituellement noté sur le flash.
Avec un flash automatique non TTL et une pellicule 400 ISO, ce diaphragme est souvent de 8, et le sujet doit être compris entre 1 et 5 m environ. Certains flash ont 2 réglages possibles, voir la notice !
Il ne faut pas hésiter à faire des essais en notant bien les réglages utilisés.
Uniquement le flash intégré de l'appareil photo |
Avec un flash externe placé à gauche |